• Le 13 juillet,  un concours d'ânes était organisé pas très loin de chez nous, l'occasion pour les Chéries d'aller rencontrer leurs congénères pour un déjeuner sur l'herbe.

    Il y avait moins d'animaux qu'il y a quelques années,  la race des Baudets du Poitou était largement représentée dans toutes les catégories,  mâles,  femelles, mères et bébés. 

    Rendez-vous des grandes oreilles

    Rendez-vous des grandes oreilles

    Rendez-vous des grandes oreilles

    Rendez-vous des grandes oreilles

    Rendez-vous des grandes oreilles

    Le grand Noir du Berry était là aussi.

    Rendez-vous des grandes oreilles

     

    A côté des Baudets, nos chéries semblaient toutes petites.

    Rendez-vous des grandes oreilles

    Finalement,  dans la catégorie ânes de petite taille, Morgane a terminé à la première place, gagnant une coupe et un sac à dos,  tandis que Clara finissait troisième,  avec une plaque et un ensemble licol/longe.

    Rendez-vous des grandes oreilles

    Et , histoire de n'être pas venues seulement pour rester gentiment à l'attache pendant trois heures, nous avions pris les bâts et les Chéries ont pu promener quelques enfants avant de prendre le chemin du retour.

     


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  • Lorsque nous quittons nos collines alentejanes pour quelques jours, nous prenons souvent la direction du Sud, l'Algarve, avec ses immenses plages de sable fin, à une centaines de kms seulement.

    Pour cette dernière sortie avant notre retour en France, nous avons pris la direction de la côte Ouest,où des amis en week-end à Lisbonne nous attendaient pour passer une journée ensemble.Nous avions en même temps planifié de rendre visite à d'autres amis installés à Aljezur, un peu plus bas sur la côte.

    Nous sommes partis sous les averses venant de l'océan, mais les prévisions météo annonçaient une amélioration pour les jours suivants, alors... 

    ... en route pour les majestueuses falaises de la côte Ouest!

    Lorsqu'on longe la façade Atlantique du Sud de Lisbonne jusqu'à son extrémité au cap St Vincent, chaque détour de côte nous ravit. L'océan fracasse ses vagues sur les falaises déchiquetées, cachant dans leurs replis un petit village de pêcheurs ou une crique paradisiaque dont l'accès se fait par des escaliers en bois ou creusés dans la roche.

    Escapade sur la côte ouest....

    Sines

    Escapade sur la côte ouest....

    Le petit estuaire du rio Mira, à Vila Nova de Milfontes

    Escapade sur la côte ouest....

    petite crique isolée à Zambujeira do Mar

    Escapade sur la côte ouest....

    Une petite partie des escaliers qui descendent à la crique

    Escapade sur la côte ouest....

    Odeceixe

    Escapade sur la côte ouest....

     Odeceixe, entre mer et rio :on peut choisir entre la baignade d' eau douce ou eau de mer!

    Escapade sur la côte ouest....

    Monte Clerigo

    Nous avons passé de longs moments de contemplation de l'océan, nous avons aussi marché le long des falaises et observé longtemps une chose exceptionnelle: les cigognes viennent ici nicher sur les pics de falaises abruptes, à distance raisonnable des hommes.C'est une chance formidable de surplomber leur nid et d'apercevoir les oeufs ou les oisillons venant de naître.

    Voilà un petit bout de falaise du cap Sardão: il y a quatre nids de cigognes, à vous de les trouver!

    Escapade sur la côte ouest....

    Voilà quelques photos de ces moments magiques:

    Escapade sur la côte ouest....

    Escapade sur la côte ouest....

    Escapade sur la côte ouest....

    Escapade sur la côte ouest....

     

    Regardez bien entre les pattes de cette cigogne:

     

     

    Escapade sur la côte ouest....

     

    Quatre bébés!

    Escapade sur la côte ouest....

     

     

     

    La réponse en images au petit jeu " où sont les nids?"

    Escapade sur la côte ouest....

    J'espère que cette petite escapade vous a plu, nous, nous avons adoré retourner sur cette côte, à 150 kms de la maison. On y reviendra plus souvent!

     

     


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  • Pour les fêtes, le Père Noël avait déposé de beaux petits paquets au pied du sapin....et par l'intermédiaire de mon amie Catherine, j'ai découvert un très beau roman que j'ai dévoré dès que j'en ai eu l'occasion, allongée sous le soleil alentejan....

    Plusieurs raisons pour lesquelles je veux vous en parler: d'abord, parce que j'ai adoré....et puis parce que c'est un livre auto-édité à promotionner.....enfin , parce que Catherine qui l'a lu aussi m'a demandé expressément de lui dire ce que j'en ai pensé.

    Un peu de lecture....

    "Tout ce qu'il faut laisser" de Christine Bages-Limoges

    En entrant dans ce roman, je me suis d'abord sentie vieille...Vieille comme Carmela,70 ans, qui raconte des bribes de sa vie.

    Je n'étais pas vieille par rapport à ses souvenirs du passé, n'ayant pas grandi comme elle dans la pauvreté de l'Italie, obligée à migrer en France vers une vie meilleure...

    Non, je me suis sentie vieille par rapport à ses anecdotes du présent reflétant la société de consommation actuelle et les modes de vie moderne, avec leurs choix multiples.... Le monde était si différent enfant...Comment Carmela peut-elle comprendre tout cela, elle que la vie a porté dans son cours: se marier, avoir autant d'enfants que le destin en offrait, économiser pour s'offrir la première machine à laver,partager téléphone et téléviseur avec les voisins et accéder à la propriété.

    Et puis je suis entrée dans l'empathie, la sympathie même pour cette femme qui, parmi quelques rares moments de bonheur comme sa rencontre avec Giuseppe, nous parle de la perte: perte de sa patrie, perte de ses compétences et de ses repères dans un pays inconnu,perte de ceux qu'elle aime et perte du dernier espoir qui permettait de tenir face à tout ça.

    Le mal de Carmela, "la Zheimer" qui lui mange la tête, nous contraint à un récit morcelé,des bribes de souvenirs dans le désordre, des expressions déformées (par la maladie ou mal assimilées depuis toujours?). Assise avec Carmela qui raconte,le temps passe si vite et le temps s'arrête....

    Et comme un refrain qui revient, un sanglot retenu qui cherche une issue et repart se cacher. "Dieu sait où".

    C'est un très beau roman sur l'immigration,le départ forcé vers une vie meilleure, mais c'est aussi et surtout un roman sur la perte, sur tout ce qu'il faut laisser....

     

    Pour résumer, je vous le conseille vivement... Alors à vos claviers pour le commander!

    Bonne lecture!


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  • Comme je vous l'ai dit dans l'article précédent, à cause des risques d'orages annoncés, nous couplons les étapes et décidons de rejoindre St Martin La Méanne en soirée.

    Nous avons quelques inquiétudes pour le franchissement du pont du moulin de Gire mais d'après les connaisseurs du parcours, ça devrait passer avec les filles.

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

     

    Nous voilà donc devant le pont avec Clara calée sur ses pattes. C'est donc encore Morgane qui s'y colle et en claquant des mains, elle traverse au trot le petit pont de bois. Clara pousse son hi-han et traverse à son tour sans se presser, s'autorisant même un arrêt pour observer l'eau au dessous!

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    Nous n'aurons plus d'autres passages délicats à partir de là, profitant de belles pistes forestières, de beaux points de vue sur la Dordogne et de belles haltes de repos et pique-nique ombragées.

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

     

    Une petite sente qui s'enfonce dans les bois pour flâner dans les anciens jardins en terrasse de Bardot... Nous reviendrons, nous n'habitons pas très loin et sans les filles, ce sera plus facile de cheminer dans le dédale des sous-bois; de plus nous devons atteindre notre étape du soir et il reste de nombreux kilomètres à parcourir.

    Les petits chemins en sous-bois, entre deux murets de pierres, se succèdent. Le petit patrimoine bâti rythme le parcours: puits, abreuvoirs, fours à pain, croix de chemins,maisons de pierres...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    Plusieurs fois, les filles ont dû baisser la tête pour passer sous des arbres tombés barrant le sentier, ou parfois les enjamber. Nous avons même dû déplacer quelques troncs pour poursuivre notre route (une tronçonneuse dans les bagages, c'est un peu lourd mais ça aurait été utile certaines fois!)

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    Dans un petit hameau avant d'atteindre St Martin La Méanne, une gentille mamie nous informe de la fermeture de la petite épicerie du village, elle déplore que les gens préfèrent descendre en ville ou emprunter du sucre à leur voisins plutôt que de se dépanner à l'épicerie, entraînant ainsi la fermeture du petit commerce. Pour nous, cela signifie que le repas du soir sera frugal (il nous reste un trognon de saucisson sauvé de la veille et un bout de pain dur que nous avons glané sur le chemin "c'est pour nous, pas pour les ânesses"). Nous nous arrêterons quelques kilomètres avant le village, dans un petit pré gentiment prêté par un ancien agriculteur avec qui nous discuterons un petit bout de soirée.

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    Après un petit déjeuner aussi frugal que le repas de la veille (on partage deux tranches de pain d'épice avec les chéries), nous voilà repartis pour la dernière étape. Nous devons rejoindre Argentat avant ce soir, les orages menacent, nous partons sous un ciel couvert...

    Quelques vingt kilomètres à franchir, avec deux grands dénivelés sur des piste forestières et d'étroits sentiers  pour rejoindre les eaux de la Dordogne et remonter l'admirer du haut des plateaux.

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    Les petits hameaux et villages sont magnifiques et déserts. Nous faisons une petite pause à midi sous le porche de l'église de St Martial d'Entraygues, partageant avec les filles les dernières dattes et pruneaux des sacoches bien allégées avant de redescendre dans la vallée du Doustre. Encore de formidables panoramas sur la rivière... Les sabots des filles sont désormais parfaitement taillés, à tel point qu'elles glissent sur le terrain sec et caillouteux des descentes.

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    Nous entamons la dernière côte avant de redescendre sur Argentat. Une trace de bête à flanc de collines où nous taillons notre voie au milieu des fougères et des orties avant de ressortir au grand jour ... La ville d'Argentat s'étend à nos pieds...

     

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

     

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

     

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    Nous avons rendez-vous sur le parking de la piscine avec nos amis Thierry et Valérie qui ont eu la gentillesse d'assurer le transport aller et retour du van des ânesses. Pour gagner le parking, nous traversons un quartier calme d' Argentat avec des rues parsemées de bouches d'égout (Clara zigzaguant entre elles: elle se méfie de ces rondelles métalliques qui dissimulent un monde souterrain aux odeurs inquiétantes)puis le camping où nous faisons sensation au milieu des caravanes, camping-car et joueurs de boules!

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    Un monsieur nous interpelle , nous demande d'où nous sommes partis et nous indique un talus calme à l'ombre où il reste un peu d'herbe non tondue pour faire brouter les chéries. Le timing est parfait, à peine débâtées, les amis sont là et les filles retrouvent leur van.... Dans une heure, nous serons de retour à la maison, riches de beaux paysages et de belles rencontres, avec des liens encore plus forts avec Clara et Morgane,et la fierté d'avoir réussi cette nouvelle aventure où nous avons tous appris à franchir des obstacles qui jusque là nous semblaient insurmontables (les ponts et les passerelles pour les filles, l'absence de café et de pain pour mon chéri et le peu de nourriture pour moi).

    Nous sommes prêts à repartir pour une nouvelle aventure...Il ne reste qu'à déterminer l'endroit...

     


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  • Dans l'article précédent, je vous avais quitté pour une bonne nuit sous la tente après une journée éprouvante pour les filles et nous....

    Je vous retrouve donc au matin de ce cinquième jour de randonnée le long de la Dordogne, toujours côté corrézien. Nous devons rejoindre la fin de l'étape de la veille, encore à 6 kms de notre bivouac, avant de rejoindre Latronche puis Le Mons et enchaîner avec le début de l'étape suivante. Nous craignons en effet l'arrivée des orages dans quelques jours et nous allons à partir de maintenant coupler deux étapes( ce qui fera environ 20 à 25 kms par jour).

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    C'est une journée de marche sans difficulté qui commence, nous allons prendre uniquement des petites routes goudronnées sur ce trajet, quelques petits hameaux parés de belles demeures,quelques mots échangés avec les habitants lors de nos remplissages de bouteilles d'eau et d'abreuvage des filles et nous sommes vite sur le plateau dominant Spontour.

    A Latronche où nous pensions nous régaler d'une glace, le seul café-bar-restaurant était exceptionnellement fermé!

     

     

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

     

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

     

     

    Nous commençons la descente sur Spontour en sous-bois jusqu'à arriver là: une maudite passerelle (moi qui adore les balades avec passerelles d'habitude, elles sont cette fois synonyme de stress pour nous et nos fidèles compagnes).

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    Après une heure de mésaventures dont je vous passe les détails (une ânesse de chaque côté, un chemin trop étroit pour les bâts, un passage par un champ, un débâtage...), nous étudions une déviation en utilisant le GPS de nos téléphones portables.Notre option consiste à regagner la route en lacets qui redescend sur Spontour...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    Spontour: premier port en amont de la Dordogne qui fut un grand chantier de construction des gabares et le point de départ de leur descente jusqu'à Bordeaux ...

    "C'était le temps des gabariers

    qui naviguaient au fil de la Dordogne,

    sur leurs bateaux qu'ils conduisaient,

    du haut Pays jusqu'en Basse Gascogne....

     

    Beau tipi le long de la rivière:

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

     

    Nous sommes au 6° jour de randonnée, nous pensions pouvoir acheter du pain et quelques viennoiseries réconfortantes au boulanger ambulant, mais malheureusement, malgré deux heures d'attente, il ne passera pas.

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    Nous attaquons la grande montée en lacets qui nous ramène sur les plateaux après avoir franchi la Luzège et fait un bel arrêt près de l'ancienne église, dans l'ancien bourg de Laval-sur-Luzège.

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

     

    La journée sur les plateaux sera reposante, avec de belles rencontres, des petites routes nous conduisant de nouveau de hameau en hameau et des pistes forestières avec de beaux point de vue sur la rivière.

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

     

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

     

    Nous terminons cette belle journée par une petite soirée tranquille dans une clairière au milieu des bois, avec un petit ruisseau en contrebas.

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...


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