• Vous nous aviez laissé pour la nuit au bord d'un champ moissonné et nous nous sommes levés tôt pour reprendre le chemin. Nous traversons Préveranges  : pas de boulangerie mais nous faisons le plein d'eau et Morgane trouve un copain beaucoup plus grand qu'elle!

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

     

    C'est une petite étape sans difficulté particulière que nous allons faire cette fois. Le paysage défile lentement entre chemins et petites routes, parsemé de quelques rencontres avec les habitants, toujours curieux de rencontrer des ânes (apparemment, il n'y en a pas tant que cela sur ce sentier des muletiers). Nous traversons la Joyeuse, presque à sec elle aussi.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

    pause petit déjeuner (nous sommes partis tôt ce matin!)

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

    Entre les petits bois et le bocage, des "mares" ou étangs animent le paysage.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

    A la fin d'une longue petite route, nous atteignons le château d'eau du Magnoux, point culminant du Cher et de la région Centre: 504 m. (avec ou sans la hauteur du château d'eau winktongue), autant dire que nous sommes dans un pays plat par rapport à ce dont nous avons l'habitude!

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

     

    Un peu plus loin, nous faisons la pause de midi aux sources de l'Indre.

    17° veillée

    "Brulette regrettait, en elle-même, de passer par un pays nouveau, où elle ne revoyait aucun des endroits où elle avait cheminé en la compagnie d' Huriel. Pour moi, j'étais content de voyager et de voir Saint-Palais-en-Bourbonnais,et Préveranges,qui sont petits bourgs sur grandes hauteurs; puis Saint-Prejet (St Priest La Marche)et Perrassay, qui sont autres bourgs, en descendant le courant de l'Indre;et, comme nous suivions,quasi depuis sa source, cette rivière qui passe chez nous, je ne me trouvais plus si étrange et ne me sentais plus en un pays perdu."

    Le coin est parfaitement tranquille, au bout d'un chemin et les services techniques ont eu la bonne idée d'installer là une table de pique-nique.Mon chéri regrette depuis le début du parcours l'absence de banc et de table pour pouvoir manger correctement assis,autant dire que nous en profitons pour faire un festin de rois:betteraves rouges,terrine de canard,kiri et thé avec des petits beurre et du lait concentré sucré!

    Même les Chéries qui broutent autour de nous en profitent!

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

    Nous utilisons le mignon petit bassin entouré de haies et couvert d'une herbe tendre comme de la moquette pour laver un peu de linge entre les lentilles d'eau et nous rafraîchir avec une bonne toilette.J'ai oublié de prendre une photo de cet endroit enchanteur, heureusement, il y a internet!

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

    Après une petite sieste dans le silence de midi, nous gagnons un sous-bois avant de retrouver le bocage et d'entrer dans le département de l'Indre. La balade de l'après-midi est agréable malgré la chaleur toujours accablante, le rythme de la marche amène la méditation et la présence des ânesses en augmente la dimension.

    Le soir approche et nous commençons à guetter un endroit pour planter la tente. Le plus difficile est d'avoir un peu d'herbe pour les filles. Un agriculteur nous propose son champ, malheureusement, nous ne pourrons y rester, les vaches ont absolument tout brouté et les ânesses ne baissent même pas le museau à terre pour chercher ce qui reste, il n'y a plus rien!

    Nous poursuivons avant de nous installer un peu plus loin, à l'entrée de Perassay, sur un terrain loti vacant. Impossible de demander l'autorisation pour la nuit, aucun numéro de téléphone sur la porte de la mairie et les voisins ne sont pas très coopérants (nous sommes des migrants dans notre propre pays...Et nous avons une pensée pour tous ceux qui cherchent un abri où se poser)

    Le but de ce cinquième jour de marche, c'est principalement de trouver une boulangerie, pour ne pas terminer la balade sans vivres, comme nous l'avons fait l'année passée. La petite épicerie de Perassay est malheureusement fermée pour congé, nous envisageons d'atteindre Ste Sévère avant midi. La balade sur le plateau, de bon matin alors qu'il ne fait pas encore trop chaud est très agréable.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

     

    Ce n'est pas en passant par le Sénégal qu'on va arriver vite!

    Nous poursuivons par la vallée des moulins avant de suivre la déviation par la route, le ruisseau de Beaulieu est infranchissable par les ânesses qui ne peuvent pas remonter le cours d'eau les pieds au sec (la configuration du gué est difficile: il faut longer le ruisseau sur une étroite corniche ou marcher dans le lit caillouteux pour arriver à la confluence 20 mètres plus loin et franchir le gué).

    Commencent alors les trois pires kilomètres du parcours: trois kilomètres de départementale à grande circulation, avec d'énormes camions à grande vitesse, des accotements trop étroits et des parapets de pont à ras la route. Il faut empêcher les ânesses de faire des écarts et les maintenir le plus près possible des accotements. Quand nous arrivons à l'entrée de la petite ville de Ste Sévère, une pause s'impose pour faire retomber le stress. Il est 11h45, juste le temps d'arriver à la boulangerie, un km plus haut , et nous pourrons prendre la pause de midi tranquillement (c'est mon chéri qui fera les deux kilomètres supplémentaires, je reste avec les filles qui ont trouvé à brouter dans une pente).

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

     

    17° veillée

    "Sainte-Sévère est un bel endroit coupé en ravins bien arrosés, et réjouissant à la vue.Nous fîmes choix d'un tertre élevé, où l'air était si vif que, du repas,il ne resta ni une croûte,ni une verrée de boisson."

    Le seul avantage de ce village pour les rand'âneurs que nous sommes, c'est la table de pique-nique sur la petite aire de repos le long de la rivière. Les travailleurs du service de la voirie qui ont là leur cabane de chantier nous tiennent compagnie.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

    Après la petite sieste, nous réfléchissons à notre itinéraire. Nous approchons de La Châtre, qui d'après les descriptifs et les conseils de l'association, est difficile à traverser avec les animaux. Après notre aventure routière, nous hésitons...Aller jusqu'au Manoir de George Sand à Nohant est très tentant, en même temps, la visite sera difficile avec les Chéries, d'autant plus que le temps passe vite et que la semaine est bien entamée....

    Nous jouons la sécurité et j'étudie sur la carte un itinéraire de jonction avec le sentier plus loin. Il existe déjà une variante qui part de Ste Sévère et rejoint La Motte-Feuilly, mais elle comporte de nombreux gués et les déviations envisagées par la route départementale encore très passagère n'est pas très intéressante. C'est donc par des petites routes et petits chemins, sans croiser aucun véhicule, que nous gagnons le petit hameau de La Bierge, retrouvant là notre chemin. Nous irons visiter La Châtre une autre fois.

    Nous poursuivons un peu le sentier jusqu'à Malterre et grâce à une petite erreur de direction, nous trouvons notre tipi du soir près d'une ancienne maison de passage à niveau. Erreur d'itinéraire doublement bénéfique puisque nous évitons aussi une meute de chasse à courre passant sur le chemin quelques minutes après nous. Nous passons une très belle soirée et une matinée tranquille au bord du pré servant auparavant à l'élevage d'oies de la propriétaire qui nous a accueillis.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

     

    Le chemin qui nous conduit à Chateaumeillant est aussi paisible que la veille. Nous changeons peu à peu de paysage et entrons dans les vignes qui entourent Chateaumeillant.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

    Chateaumeillant est un petit village tranquille sous le soleil de midi. Tout est fermé, nous discutons un peu avec un habitant émerveillé par notre aventure avant de nous poser pour midi sur le talus des anciens remparts (le parc aménagé-avec tables et bancs!- en face possède des chicanes pour éviter l'accès aux mobylettes qui sont tout de même à l'intérieur...par contre, les ânesses, elles , ne peuvent définitivement pas passer). Repas, eau chaude, sieste et petit tour dans le musée libre du village, au pied de l'église.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

    sur les anciens remparts

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

    l'église, le musée et l'hôtel du chapitre

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

     

    dans le musée

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

    l'arrière de l'église

    Nous reprenons le chemin sans nous presser, il nous reste seulement une quinzaine de kilomètres avant de terminer la boucle... et nous n'irons pas très loin pour cet fin d'après-midi. Nous poserons notre campement à Beaumerle, chez Christiane et Jean-Louis, qui nous accueillent avec plus que le nécessaire. Une belle soirée autour d'un apéro et un gros sac de gourmandises au départ le lendemain matin qui agrémentera nos légères réserves alimentaires jusqu'à la fin de l'aventure.

    Le tipi était doux, mais nous avons un peu mal dormi: un âne de l'autre côté du village ayant brait toute la nuit, Clara se fit un devoir de lui répondre et notre tente se trouvait à quelques mètres d'elle!

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

    dernier tipi

    L'aventure touche à sa fin. Nous suivons les derniers chemins creux et un bel itinéraire dans un bois lumineux.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

     

    Encore quelques pas sur des petites routes et de larges pistes avant de gagner l'étang de Bombardon. Il est à peine midi, nous avons atteint notre but. L'endroit est parfait pour attendre le retour du véhicule et faire monter les Chéries dans leur van pour le retour à la maison.

    Dernier selfie de notre petite troupe!

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs, 2° épisode

     Au bilan, quelques 150 kms, parcourus en 6 jours, avec 5 nuits de bivouac, de belles rencontres et un chemin facile et reposant.


    J'espère que ce petit récit a su rendre tout le plaisir que nous avons eu à randonner sur cet itinéraire facile, à très faible dénivelé, et qu'il vous a donné envie de parcourir ce petit bout de région riche en patrimoine. Ce parcours est jonché de gîtes et accueils divers si vous ne voulez pas comme nous dormir sous la toile de tente, l'association a fait un très bon travail de diffusion et vous pouvez trouver toutes les cartes et leur descriptif sur leur site http://www.sentiermaitressonneurs.com.

    Si vous voulez faire le voyage dans votre canapé, lisez "Les Maîtres Sonneurs" de George Sand.

    Et enfin, pour de belles rencontres éphémères ou durables, faites bon accueil aux randonneurs...

    A bientôt!

     


    6 commentaires
  • Forts de nos expériences antérieures, nous avons décidé de réaliser chaque année une ou deux randonnées au long cours avec les Chéries (Clara et Morgane, nos deux ânesses). La plus grosse difficulté consiste en le choix d'un chemin ou d'un itinéraire.

    L'année passée, nous avions opté pour La rivière Dordogne, accompagnés du roman "La rivière Espérance" de Christian Signol.

    Cette année, c'est à la lecture d'un nouveau roman "Les Maîtres Sonneurs" de George Sand que nous avons sélectionné cet itinéraire de 180 kms dans le Berry.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

    Il s'agit là d'une boucle entre Berry et Bourbonnais, à travers les départements de l'Allier, le Cher et l'Indre, sentier qui suit l'itinéraire initiatique des sonneurs de cornemuse et muletiers décrit dans le roman.

    Moins accidenté que le parcours sur la Dordogne, nous suivrons principalement des petits chemins creux bordés de haies et traverserons des petits villages restés simples malgré l'évolution des pratiques agricoles. Une randonnée paisible et romantique dans un paysage vallonné.

     

    Nous prenons le départ au petit village de St Eloy d'Allier, le plus proche de notre parking pour le véhicule et le van. Autour de nous, seules les haies de bocage forment encore un contour vert sombre autour des parcelles de champ grillées par le soleil. Encore une fois, notre voyage se fera sous un soleil ardent.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....à St Eloy d'Allier, juste avant le départ

    Nous soulevons de la poussière à chaque pas, même l'eau s'est retirée des vallons où elle n'a laissé pour empreinte qu'un peu d'herbe verte. Nous faisons une belle pause au moulin de la Vie.

    12°veillée

    "C'était au fin fond du bois,ou, pour mieux dire, au plus haut,que nous devions gagner;car le bois de l'Alleu, qui se joint avec celui de Chambérat, remplit un plateau d'où descendent les sources de cinq ou six petites rivières ou ruisseaux, et formait alors un paysage sauvage, entouré de landes désertes,ou peut s'en faut, d'où la vue s'étendait très au loin de tous les côtés-là, c'étaient autres forêts ou bruyères sans fin.

    Nous n'étions cependant encore que dans le Bas Bourbonnais,qui touche au plus haut du Berry,et il me fut dit par Huriel que le pays allait toujours grimpant jusqu'à l'Auvergne."

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

    Pour les Chéries, c'est là que s'impose la pause grignotage. Pas d'eau non plus dans l'air qui assèche la gorge, le nez et les yeux...

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

     

    l'église de Mesples

    Un peu après Mesples,nous passerons notre première nuit sur un petit carré de friche gentiment prêtée par Jean-Pierre, agriculteur avec qui nous discuterons longuement de la nouvelle agriculture et du lien à la terre. Les ânesses pourront brouter toute la nuit, nous sommes seuls,avec le bruit des animaux dans les stalles voisines et l'aboiement du renard.

    Reprenons le chemin, suite de larges sentiers et petites routes traversant des hameaux presque déserts.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

    Seuls subsistent les maisons traditionnelles, avec leur monumentale porte de grange,côtoyant des hangars agricoles modernes et de vieux châteaux cachés par les arbres du parc.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

    Habitats traditionnels typiques

    Nous nous risquons sur le chemin caillouteux qui descend vers la Meuzelle. J'ai préalablement étudié des déviations pour éviter les passages à gué aux Chéries, les passerelles existantes étant trop étroites pour elles; mais avec l'état de sécheresse, nous misons sur le fait de traverser sans une goutte d'eau...Et en effet, il ne reste plus une seule goutte, même entre les pierres en amont et en aval du cours, rien à boire pour les Chéries, il faudra qu'elles patientent mais nous traverserons sans encombre, pique-niquant même dans le lit de la rivière!

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

    En traversant la Meuzelle avec mes sabots....!

    Nous prenons réellement conscience de la sécheresse ici. C'est aussi le cas à Fareilles où la mare qui occupe le centre du hameau n'est plus qu'une cuvette craquelée.Dans un coin d'eau saumâtre, des poissons flottent sur le ventre tandis que la boue grouille de poissons tentant de gober un peu d'air à la surface.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

    La mare à Fareilles

    Après une succession de montées et descentes, nous atteignons Huriel. Un dernier effort nous conduit au pied de l'église, puis du donjon....

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

    ...avant de redescendre à nouveau pour regagner le sentier après quelques courses à la grande surface du coin (on achète des fruits à dévorer de suite et melon et pamplemousse pour plus tard). Beaucoup de circulation dans cette petite ville, et même si les Chéries ne font pas cas des voitures, ces dernières ne sont pas très patientes. Nous sommes contents de retrouver la nature et un beau tipi au bord du chemin quelques kilomètres plus loin.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

    Après avoir trouvé de l'eau pour les Chéries et discuté avec un agriculteur local, nous poursuivons notre route balisée, faisant fi des déviations, les cours d'eau étant tous à sec, au grand dam des paysans et des bêtes qui attendent désespérément la pluie.Les Chéries aussi font de belles rencontres...

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

    Pour la première fois, les Chéries doivent franchir une voie ferrée. Nous nous engageons après avoir vérifié que nous avons un laps de temps assez long avant le prochain train. Le revêtement caoutchouté semble étrange au premier contact mais Morgane est curieuse, ça ne l'effraie pas.Ce qui la préoccupe, c'est le rail, elle voudrait bien sauter par-dessus mais l'écartement est tel qu'elle ne peut pas se retrouver entre les deux ou sauter les deux en une fois... Malgré tout, elle s'engage, à moitié sautant , à moitié trottinant et la voilà de l'autre côté. Clara ne met pas longtemps à la rejoindre. (Et bien sûr, c'est dans ces moments-là qu'on oublie de faire des photos, tout occupés que l'on est à les encourager ...)

    Nous traversons le petit village d'Archignat avant de prendre un chemin à flanc de coteau qui nous offre un magnifique panorama sur la région. Puis une large piste forestière nous procure un peu de fraîcheur, le temps semble orageux, nous hésitons à sortir les plastiques de protection.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

    Finalement, nous arrivons à la chapelle St Rémy sous quelques gouttes, mais nous n'aurons pas à nous mettre à l'abri: la pluie est encore passée à côté, comme nous le disent tous les gens que nous avons rencontrés.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

    La Chapelle St Rémy de St Sauvier est très connue des gens locaux et même de plus loin. Elle a été édifiée au XVII° en lieu et place d'une chapelle plus ancienne au-dessus de trois sources connues et sacrées depuis l'époque gallo-romaine. La fontaine issue de ces trois sources coule derrière la chapelle,sans jamais tarir ni geler. Son eau est réputée miraculeuse, notamment pour les problèmes de peau,de vue et de rhumatismes.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

    Nous y avons rencontré deux personnes venant remplir leur jerrican et malgré la fraîcheur de l'eau, une dame y trempait ses pieds.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

    Les Chéries n'ont pas voulu y goûter. Nous, nous avons fait comme la dame et même si nous n'avions rien à soigner, nos petits pieds étaient ravis de sortir des chaussures et de se rafraîchir!

    Nous prendrons la route pour gagner Préveranges, ne trouvant personne pour nous renseigner sur les prochains gués et radiers à franchir. Au village, nous ne trouvons rien pour recevoir notre tente et laisser brouter les ânesses. Nous rebroussons chemin sur quelques centaines de mètres pour finalement s'installer en limite de champ repéré un peu plus tôt.

    Sur les pas des Maîtres Sonneurs....

     

    Encore une belle nuit au coeur de la nature..... La suite dans cinq jours!

     

     


    5 commentaires
  • Le 13 juillet,  un concours d'ânes était organisé pas très loin de chez nous, l'occasion pour les Chéries d'aller rencontrer leurs congénères pour un déjeuner sur l'herbe.

    Il y avait moins d'animaux qu'il y a quelques années,  la race des Baudets du Poitou était largement représentée dans toutes les catégories,  mâles,  femelles, mères et bébés. 

    Rendez-vous des grandes oreilles

    Rendez-vous des grandes oreilles

    Rendez-vous des grandes oreilles

    Rendez-vous des grandes oreilles

    Rendez-vous des grandes oreilles

    Le grand Noir du Berry était là aussi.

    Rendez-vous des grandes oreilles

     

    A côté des Baudets, nos chéries semblaient toutes petites.

    Rendez-vous des grandes oreilles

    Finalement,  dans la catégorie ânes de petite taille, Morgane a terminé à la première place, gagnant une coupe et un sac à dos,  tandis que Clara finissait troisième,  avec une plaque et un ensemble licol/longe.

    Rendez-vous des grandes oreilles

    Et , histoire de n'être pas venues seulement pour rester gentiment à l'attache pendant trois heures, nous avions pris les bâts et les Chéries ont pu promener quelques enfants avant de prendre le chemin du retour.

     


    7 commentaires
  • Comme je vous l'ai dit dans l'article précédent, à cause des risques d'orages annoncés, nous couplons les étapes et décidons de rejoindre St Martin La Méanne en soirée.

    Nous avons quelques inquiétudes pour le franchissement du pont du moulin de Gire mais d'après les connaisseurs du parcours, ça devrait passer avec les filles.

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

     

    Nous voilà donc devant le pont avec Clara calée sur ses pattes. C'est donc encore Morgane qui s'y colle et en claquant des mains, elle traverse au trot le petit pont de bois. Clara pousse son hi-han et traverse à son tour sans se presser, s'autorisant même un arrêt pour observer l'eau au dessous!

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    Nous n'aurons plus d'autres passages délicats à partir de là, profitant de belles pistes forestières, de beaux points de vue sur la Dordogne et de belles haltes de repos et pique-nique ombragées.

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

     

    Une petite sente qui s'enfonce dans les bois pour flâner dans les anciens jardins en terrasse de Bardot... Nous reviendrons, nous n'habitons pas très loin et sans les filles, ce sera plus facile de cheminer dans le dédale des sous-bois; de plus nous devons atteindre notre étape du soir et il reste de nombreux kilomètres à parcourir.

    Les petits chemins en sous-bois, entre deux murets de pierres, se succèdent. Le petit patrimoine bâti rythme le parcours: puits, abreuvoirs, fours à pain, croix de chemins,maisons de pierres...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    Plusieurs fois, les filles ont dû baisser la tête pour passer sous des arbres tombés barrant le sentier, ou parfois les enjamber. Nous avons même dû déplacer quelques troncs pour poursuivre notre route (une tronçonneuse dans les bagages, c'est un peu lourd mais ça aurait été utile certaines fois!)

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    Dans un petit hameau avant d'atteindre St Martin La Méanne, une gentille mamie nous informe de la fermeture de la petite épicerie du village, elle déplore que les gens préfèrent descendre en ville ou emprunter du sucre à leur voisins plutôt que de se dépanner à l'épicerie, entraînant ainsi la fermeture du petit commerce. Pour nous, cela signifie que le repas du soir sera frugal (il nous reste un trognon de saucisson sauvé de la veille et un bout de pain dur que nous avons glané sur le chemin "c'est pour nous, pas pour les ânesses"). Nous nous arrêterons quelques kilomètres avant le village, dans un petit pré gentiment prêté par un ancien agriculteur avec qui nous discuterons un petit bout de soirée.

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    Après un petit déjeuner aussi frugal que le repas de la veille (on partage deux tranches de pain d'épice avec les chéries), nous voilà repartis pour la dernière étape. Nous devons rejoindre Argentat avant ce soir, les orages menacent, nous partons sous un ciel couvert...

    Quelques vingt kilomètres à franchir, avec deux grands dénivelés sur des piste forestières et d'étroits sentiers  pour rejoindre les eaux de la Dordogne et remonter l'admirer du haut des plateaux.

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    Les petits hameaux et villages sont magnifiques et déserts. Nous faisons une petite pause à midi sous le porche de l'église de St Martial d'Entraygues, partageant avec les filles les dernières dattes et pruneaux des sacoches bien allégées avant de redescendre dans la vallée du Doustre. Encore de formidables panoramas sur la rivière... Les sabots des filles sont désormais parfaitement taillés, à tel point qu'elles glissent sur le terrain sec et caillouteux des descentes.

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    Nous entamons la dernière côte avant de redescendre sur Argentat. Une trace de bête à flanc de collines où nous taillons notre voie au milieu des fougères et des orties avant de ressortir au grand jour ... La ville d'Argentat s'étend à nos pieds...

     

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

     

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

     

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    Nous avons rendez-vous sur le parking de la piscine avec nos amis Thierry et Valérie qui ont eu la gentillesse d'assurer le transport aller et retour du van des ânesses. Pour gagner le parking, nous traversons un quartier calme d' Argentat avec des rues parsemées de bouches d'égout (Clara zigzaguant entre elles: elle se méfie de ces rondelles métalliques qui dissimulent un monde souterrain aux odeurs inquiétantes)puis le camping où nous faisons sensation au milieu des caravanes, camping-car et joueurs de boules!

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite et fin...

    Un monsieur nous interpelle , nous demande d'où nous sommes partis et nous indique un talus calme à l'ombre où il reste un peu d'herbe non tondue pour faire brouter les chéries. Le timing est parfait, à peine débâtées, les amis sont là et les filles retrouvent leur van.... Dans une heure, nous serons de retour à la maison, riches de beaux paysages et de belles rencontres, avec des liens encore plus forts avec Clara et Morgane,et la fierté d'avoir réussi cette nouvelle aventure où nous avons tous appris à franchir des obstacles qui jusque là nous semblaient insurmontables (les ponts et les passerelles pour les filles, l'absence de café et de pain pour mon chéri et le peu de nourriture pour moi).

    Nous sommes prêts à repartir pour une nouvelle aventure...Il ne reste qu'à déterminer l'endroit...

     


    9 commentaires
  • Dans l'article précédent, je vous avais quitté pour une bonne nuit sous la tente après une journée éprouvante pour les filles et nous....

    Je vous retrouve donc au matin de ce cinquième jour de randonnée le long de la Dordogne, toujours côté corrézien. Nous devons rejoindre la fin de l'étape de la veille, encore à 6 kms de notre bivouac, avant de rejoindre Latronche puis Le Mons et enchaîner avec le début de l'étape suivante. Nous craignons en effet l'arrivée des orages dans quelques jours et nous allons à partir de maintenant coupler deux étapes( ce qui fera environ 20 à 25 kms par jour).

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    C'est une journée de marche sans difficulté qui commence, nous allons prendre uniquement des petites routes goudronnées sur ce trajet, quelques petits hameaux parés de belles demeures,quelques mots échangés avec les habitants lors de nos remplissages de bouteilles d'eau et d'abreuvage des filles et nous sommes vite sur le plateau dominant Spontour.

    A Latronche où nous pensions nous régaler d'une glace, le seul café-bar-restaurant était exceptionnellement fermé!

     

     

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

     

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

     

     

    Nous commençons la descente sur Spontour en sous-bois jusqu'à arriver là: une maudite passerelle (moi qui adore les balades avec passerelles d'habitude, elles sont cette fois synonyme de stress pour nous et nos fidèles compagnes).

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    Après une heure de mésaventures dont je vous passe les détails (une ânesse de chaque côté, un chemin trop étroit pour les bâts, un passage par un champ, un débâtage...), nous étudions une déviation en utilisant le GPS de nos téléphones portables.Notre option consiste à regagner la route en lacets qui redescend sur Spontour...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    Spontour: premier port en amont de la Dordogne qui fut un grand chantier de construction des gabares et le point de départ de leur descente jusqu'à Bordeaux ...

    "C'était le temps des gabariers

    qui naviguaient au fil de la Dordogne,

    sur leurs bateaux qu'ils conduisaient,

    du haut Pays jusqu'en Basse Gascogne....

     

    Beau tipi le long de la rivière:

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

     

    Nous sommes au 6° jour de randonnée, nous pensions pouvoir acheter du pain et quelques viennoiseries réconfortantes au boulanger ambulant, mais malheureusement, malgré deux heures d'attente, il ne passera pas.

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    Nous attaquons la grande montée en lacets qui nous ramène sur les plateaux après avoir franchi la Luzège et fait un bel arrêt près de l'ancienne église, dans l'ancien bourg de Laval-sur-Luzège.

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

     

    La journée sur les plateaux sera reposante, avec de belles rencontres, des petites routes nous conduisant de nouveau de hameau en hameau et des pistes forestières avec de beaux point de vue sur la rivière.

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

     

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...

     

    Nous terminons cette belle journée par une petite soirée tranquille dans une clairière au milieu des bois, avec un petit ruisseau en contrebas.

    La Dordogne avec nos ânesses: suite...


    10 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique