• Comme je vous en ai parlé dans un précédent article, on peut conserver nombre de légumes par lactofermentation,  ce qui signifie une simplicité de préparation et une économie énergétique  de conservation (pas de congélation, pas de cuisson)

    L'exemple le plus connu de conservation par lactofermentation,  c'est le chou et la préparation de la célèbre choucroute.

    Comme plusieurs d'entre vous étaient intéressées par  la réalisation de choucroute maison, je vous explique comment j'ai réalisé la mienne (vous pourrez aussi trouver d'autres recettes avec d'autres proportions sur le net)

    Commencez par cueillir vos choux que vous avez fait tendrement pousser dans votre jardin. Otez les premières grosses feuilles vertes, rincez- les rapidement sous l'eau et mettez-les de côté. 

    Munissez-vous d'un couteau à longue lame et couper votre chou en quatre (Il est préférable de ne pas le laver auparavant, pour conserver au maximum les bactéries qui feront le travail ensuite). Ôtez le trognon et découpez vos quartiers en lamelles(vous pouvez aussi couper votre chou en 8 pour avoir des lamelles plus courtes).

    Disposez le tout dans un saladier, pesez. 

    Maintenant, vous allez rajouter du sel, de préférence brut (sans ajout d'iode ou autre). Là,  les quantités peuvent varier selon que vous souhaitez un processus de fermentation plus ou moins rapide et des légumes plus ou moins croquants.

    Pour moi, je rajoute 3% de sel, soit 30 grs de sel par kilo de chou.

    Brassez bien chou et sel ensemble avec vos mains et laissez reposer quelques heures. Sous l'effet du sel, le chou va rendre de l'eau qui servira de saumure.

    Au bout de ce temps, vous allez pouvoir mettre votre chou en pot. N'ayant pas de pot spécial, j'utilise des bocaux de verre (style "Le Parfait). Vous allez bourrer votre chou dans les pots, en appuyant le plus possible avec votre poing de façon à ce que l'eau sorte du chou et qu'il y ait le moins d'air possible dans votre préparation.  Une fois votre bocal rempli, votre chou doit etre totalement immergé  (si ce n'est pas le cas, il vous faudra ajouter un peu de saumure pour couvrir le chou).

    C'est là que vous allez avoir besoin des feuilles mises de côté au début.  Utilisez les comme un couvercle pour que vos lamelles de chou restent bien immergées,  vous pouvez aussi poser un poids pour maintenir le tout.

    Fermez votre bocal avec un joint et oubliez le sur votre plan de travail.Dans les jours qui viennent, sous l'action de la fermentation,  de l'air va s'échapper du bocal et vous pouvez avoir de la mousse qui apparaît  sur les pourtours exterieurs, témoignage du processus. Je vous conseille de poser vos bocaux sur un recipient car il peut egalement y avoir de la saumure qui s'echappe du bocal. 

    Au bout d'une semaine, vous pouvez stocker vos bocaux dans un endroit frais, à l'abri de la lumière...et d'ici quelques mois, votre choucroute sera prête à  être degustée.

    Pour info, nous avons mangé en mai le dernier pot préparé il y a plus d'un an, il était excellent. Avant d'utiliser votre choucroute, egouttez-la.Vous pouvez la passer rapidement sous l'eau, mais ce n'est pas obligatoire,  c'est selon les goûts. 

    Si vous ne souhaitez pas utiliser votre bocal en une seule fois, prelevez la quantité de choucroute que vous voulez et remettez la feuille de couverture en place, en veillant à ce que le liquide recouvre bien le tout.

    Voilà ! Si vous avez des questions ou des précisions, laissez les en commentaire. 

    Et n'hésitez pas à aller faire un tour dans le monde de la lactofermentation sur le net pour en comprendre les mécanismes et l'histoire.

     


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  • L'année dernière, pour l'anniversaire de mon chéri, j'avais réalisé mon premier layer cake (un gâteau au chocolat doublement fourré avec une ganache chocolat et une crème chocolat blanc/framboise/mascarpone avec une belle déco en sucre) et comme il avait fait fureur (je dois dire qu'un layer cake, ça fait vraiment super gâteau de dessin animéwinktongue), j'ai décidé de réitérer cette année...

    Mais je voulais changer les saveurs..... et je suis partie sur l'idée d'une base à la citrouille (mon chéri ayant beaucoup aimé le gâteau d'une amie).........

    Après maintes recherches sur Internet, j'ai débusqué trois recettes très tentantes, les trois en langue anglaise. J'ai pris par-ci par-là la base, le fourrage et la déco et après mon melting pot, j'en suis arrivée là:

     Layer cake: deuxième essai!Layer cake: deuxième essai!

     

     

     

     

     

    Un gâteau épicé à la citrouille fourré d'une crème aux poires et éclats de noix caramélisés, le tout recouvert d'une ganache chocolat et décoré de poires et noix caramélisées.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je dois vous avouer que je ne suis pas une grande fan des gâteaux à la citrouille et celui-là, avec tous ces ingrédients, ressemble plutôt à un moelleux pain d'épice (la citrouille donne le moelleux et un goût VRAIMENT très discret ). Alors je vous donne ma recette si le coeur vous en dit et qu'il vous reste un dernier potiron de l'automne passé.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La pâte à gâteau:

    - 2 tasses de purée de potiron ou potimarron

    - 5c.soupe de beurre

    -2 tasses de farine

    -1 1/2 c.café de bicarbonate

    - 1 c.café de cannelle

    - 1 c.café de muscade

    - 1 c.café de gingembre

    -4 clous de girofle

    - 2 à 3 pincées de sel

    - 1/2 tasse de sucre en poudre

    - 1/2 tasse de sucre roux (le plus brut possible)

    - 3 oeufs

    - 1/2 c. café de levure chimique

    - 1 sachet de sucre vanillé

     

    Mélanger tous les ingrédients secs ( farine, épices, bicarbonate, levure,sucre,..). Faire un puits et ajouter les oeufs, le beurre et la courge. Bien mélanger (vous pouvez ajouter un peu de lait si la pâte est trop épaisse).

    Mettre la pâte dans un moule de petit diamètre et assez profond ou dans trois moules de même taille (n'ayant qu'un moule à gâteau de 20 cm, j'ai utilisé ce dernier avec 2/3 de la pâte et le reste dans un moule à tarte de diamètre à peu près équivalent). Faire cuire au four, th. 6 jusqu'à ce que la pointe d'un couteau ressorte sèche.

     

    Le fourrage à la poire:

    - 4 grosses poires

    - 50 grs de beurre

    - 1 c.café de cannelle

    - 4 c. soupe de maïzena ( ou de préparation pour flan pâtissier)

    - 20 cl de lait

    - 50 grs de sucre

    - 200 grs de fromage crémeux nature (style philadelphia, st moret, kiri,...)

    Couper les poires en petits morceaux et les faire fondre doucement dans une casserole avec la cannelle et 1 c.à soupe de beurre pour faire une purée. Pendant ce temps, mélanger la maïzena avec 2 c.soupe de sucre et 5cl de lait. Ajouter 15 cl de lait à la purée de poire, chauffer et ajouter le mélange maïzena, faire cuire jusqu'à épaississement. Laisser refroidir;

    Battre ensemble les 50 grs de sucre, le beurre et le fromage. Ajouter cette préparation à la première.

    Votre fourrage est prêt.

     

    La ganache:

    - 200 grs de chocolat

    -15 cl de crème fraîche épaisse

    - 3 c.soupe de cacao

    Faire fondre le chocolat dans la crème chauffée et ajouter délicatement le cacao en poudre.

     

    La déco:

    Couper une poire en lamelles. Faire fondre une noix de beurre dans une poêle, ajouter quelques cuillères de sucre , laisser légèrement caraméliser et ajouter les lamelles de poires. Terminer la caramélisation.

    Répéter l'opération avec des noix réduites en petits morceaux. Les étendre sur une plaque ou dans un plat pour qu'elles durcissent , remuer pour éviter qu'elles forment un seul nougat.

     

    Il ne vous reste plus qu'à monter le gâteau.

    Réaliser trois tranches dans votre gâteau. Entre chaque tranche (soit 2 fois!), étalez votre crème à la poire et parsemez de noix caramélisées. Recouvrez de la troisième tranche, étaler la ganache sur toute la surface du gâteau, décorez avec les poires et les noix caramélisées.

    Layer cake: deuxième essai!

     

     

     

    ... Et n'oubliez pas les bougies, même si vous n'avez pas d'anniversaire à souhaiter.... Votre réalisation les mérite!


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  • Pour les fêtes, nous avons savouré la traditionnelle bûche de Noël fait maison, car cette pâtisserie française ne se trouve pas au Portugal, pas plus que la galette des Rois (dommage, parce que le pays ne manque pas d'amandes!).

    Mais nous avons profité à la place des gâteaux traditionnels portugais, et notamment de celui-ci: un "Escangalhado"

    Escangalhado!

    Il s'agit d'une brioche riche en oeufs à laquelle on a ajouté fruits confits et amandes, ainsi que la très populaire "doce de gila", confiture de courge de Siam qui se compose d'une multitude de petits filaments que l'on connaît sous le nom de cheveux d'ange.

    Voilà la courge en question:

    Escangalhado!

     

    Nous sommes devenus "addict" à cette douceur idéale à l'heure du goûter intello

    Et dire qu'il va falloir attendre 12 mois avant d'en déguster de nouveaux!

     

     


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  • Les orangers croulent sous les oranges et même si celles-ci avaient pris leur belle couleur orangée, elles n'étaient pas mûres pour autant! Il a fallu patienter et voilà les fruits à maturité: même avec du jus d'orange tous les matins, il y a encore de quoi faire!

    La marmelade d'oranges, hummm!

    Alors, c'est parti pour la marmelade:

    -cuire les oranges entières pendant une heure dans l'eau:

    La marmelade d'oranges, hummm!

     

    -égoutter, laisser un peu refroidir et couper en fines tranches, ajouter 700grs de sucre par kilo de fruits. Laisser reposer une nuit.

     

    La marmelade d'oranges, hummm!

     

    -cuire la marmelade jusqu'à la nappe.

    La marmelade d'oranges, hummm!

    Y'a plus qu'à déguster! Et il y a de quoi faire: 17  pots bien remplis!

    La marmelade d'oranges, hummm!

     

    Et je pense que je vais faire encore une ou deux tournées supplémentaires, en parfumant la marmelade à la cannelle pour les uns et à la fleur d'oranger pour les autres!


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  • A la fin du mois de Janvier, c'était l'anniversaire de mon chéri. J'ai voulu me lancer dans la préparation d'un gâteau décoré (eh oui, je cède à la mode- je suis faible!-).

    J'ai choisi le thème de Winnie l'ourson et ses amis, c'est un grand fan et en plus, il y a Bourriquet! Le net regorge de magnifiques photos de gâteaux avec ces petits personnages et les recettes de gâteaux à étages (layer cake) sont légion.

    Mais j'étais confrontée à deux problèmes:

    -trouver les ingrédients pour le gâteau : je ne voulais pas de garniture trop sucrée, avec des bonbons et autres produits chocolatés . J'ai donc opté pour un gâteau à la poudre de cacao avec un double fourrage: une ganache chocolat et une crème framboise/chocolat blanc/mascarpone : une tuerie! (petit clin d'oeil à François et à sa délicieuse confiture de framboises des montagnes!)

     

    - la pâte à sucre: quand j'ai vu la quantité industrielle de pâte à sucre qu'il me faudrait pour couvrir le gâteau avec une seule couche de sucre, je me suis dit que la déco allait être réduite à peau de chagrin!

    Avec un pain de 250grs, vous ne faites que le tour du gâteau d'un diamètre de 20cms, or la pâte à sucre, c'est une grosse quantité de sucre, mais c'est aussi des colorants pas forcément très bons pour la santé (à moins de faire soit-même ses colorants et vraiment, je n'en avais pas le courage!) et le prix de revient du gâteau sera exorbitant (pour un truc que personne ne va manger, les décos restent souvent au bord de l'assiette). 

    Je me suis donc résolue à un gâteau mixte: un pain de vert pour le tour du gâteau, une ganache chocolat dessus et mes petits amis de la forêt de rêves bleus en pâte fimo. L'avantage de la fimo, c'est que mon chéri a pu garder la déco en souvenir, l'inconvénient, c'est que je n'ai pas osé les disposer directement sur le gâteau ( ça reste toxique ou pas après cuisson? Ca va donner un mauvais goût?) et j'ai regroupé le tout sur une plaque.

     

    Un gâteau d'anniversaire...

    Un gâteau d'anniversaire...

    Un gâteau d'anniversaire...

     

    Bon, à part ça, tout le monde a adoré mon gâteau, ils ont été bluffé par la déco ( pleine de défauts pour moi) et se sont régalé (même avec la pâte à sucre). 

    Quant à moi, j'ai trouvé l'expérience sympa et je recommencerai en tentant de trouver une pâte à modeler autre que la fimo pour les petits sujets.

     


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